Détails de la nature

La nature avec tout ce qui, en son sein, naît et germe.

 

Le saule pleureur

J’ai été ébahi par le cheminement de ce vieux saule qui finit par se draper d’une lumière arachnéenne des couleurs du printemps et de celles de l’enfance « L’art est long » disait Hippocrate. Pas pour tout le monde nous démontre Arlette.

Jean-Michel Martin, Novembre 2014

 

Le vieil amandier

Le vieil amandier ne mourra ni de son âge ni de ses blessures. Il a oublié ses racines,  la terre dans laquelle il a poussé, les herbes,  les plantes qui l’ont entouré, les mains ou les pluies qui l’ont arrosé.
Il est entré dans l’espace du haut qui est un espace hors du temps. La gerbe de fleurs qu’il lance chaque année comme un feu d’artifice ne doit plus rien à la sève l’a nourri.
Il est à jamais dans un ordre qui échappe à l’ordre naturel des choses. Il fleurit pour fleurir. Pour la seule beauté.

Maryse Ferrand

 

La chaise du Grand-Père

Cette absence est un silence musical. Non pas le vide de Ia mort mais Ia présence, ici, visible, quasiment tangible tant l’intensité de sa présence immatérielle est probante.
Lui est Ià, efface et présent. Sa virtualité n’a, désormais, plus de fin. II est sur ce siège habite, fondu dans Ia blancheur nacrée du regard, noirci d’un noir sans limites et dans Ia couleur intense, jaillit l’œil, l’œil amoureux de l’amour.

Jean-Marie Londeix

 

Rue Déclassé à Montauban

A Montauban, c’était l’intérieur où vivaient ma tante et oncle, réfugiés de Ia guerre d’Espagne. Leur devise : « accueillir et portarse bien » (bien se comporter). Le verre d’eau à l’anis aura toujours le goût de cette hospitalité.

Erlette Martin-Plana